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Défi en géographie Défi en géographie - PHOTO: istockphot.com/Selahattin BAYRAM La Société géographique royale du Canada
Dossier Défi :    
Lauréates et lauréats - World Champions

Défi en géographie 1999
L'Équipe du Canada
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Championnat du monde du National Geographic 1999
Date : Août 1999
Endroit : Toronto, ON, Canada
L'Équipe du Canada : Alexander Schull, Mark Laurie, Bryan Jansens, et Alexander Subtelny

Le Canada remporte la médaille d'argent
Nos élèves font face à une forte opposition aux Olympiades internationales de géographie

Peu de Canadiennes et de Canadiens avaient entendu le mot « Papiamento » avant que le Torontois de 16 ans, Mark Laurie, le propose comme réponse à la question suivante, posée aux Olympiades internationales  de géographie tenues au mois d'août à Toronto : « Nommer la langue créole d'origine espagnole parlée à Aruba, Curaçao et Bonaire, influencée par le portugais et le néerlandais. »

L'Équipe du Canada 1999 : Alexander Schull, Mark Laurie, Bryan Jansens and Alexander Subtelny.
Photo: Jeff Speed/National Geographic Society
Le papiamento a depuis été cité dans de nombreux reportages sur la compétition et est devenu curieusement familier.  Mais c'est aussi parce que la réponse de Laurie a mis fin au suspense dramatique de la manche de 12 questions de bris d'égalité qui opposait le Canada au Costa Rica, et qui a permis à notre équipe de se qualifier pour la manche finale.  Et dans cette dernière, Laurie, Alexander Schull, 16 ans, de Pembroke, Ontario, Bryan Jansens, 13 ans, de Calgary, Alberta, et Alexander Subtelny, 14 ans, de Toronto, Ontario — lauréats du Grand Défi canadien en géographie des deux années précédentes — ont remporté la médaille d'argent.  Les États-Unis ont gagné la médaille d'or et la Russie celle de bronze.  Cette médaille s'ajoute au bronze remporté par le Canada aux Olympiades de 1995 et à l'or en 1997.  « Nous avons maintenant gagné un jeu complet de médailles » s'est exclamé Dick Mansfield, président du Conseil canadien de l'enseignement de la géographie et coordinateur de l'équipe.  « Nous sommes le seul pays à participer année après année à la finale. »

Personne ne peut contester ce résultat impressionnant.  Mais la vraie raison pour laquelle Laurie, le capitaine de l'équipe, a été l'objet d'une telle attention est sa faculté stupéfiante de puiser sans effort au plus profond de sa mémoire.  Même ses coéquipiers ont trouvé cela incroyable.  « Mark Laurie doit jouir de facultés parapsychologiques » s'écria Schull.  C'était déjà extraordinaire que Laurie ait entendu parler du papiamento, et encore plus qu'il en parla à ses coéquipiers la veille au soir.

Laurie soutient qu'il n'y a rien de surnaturel à tout cela.  Tout ce qu'il faut, c'est posséder des connaissances étendues et les revoir fréquemment, classées par thèmes – en l'occurrence les langues.  « Il ne s'agit nullement de perception extrasensorielle.  Je ne leur ai pas dit : ‘ On va nous poser cette question '.  C'était plutôt pour leur rafraîchir la mémoire, leur mentionner quelque chose à connaître. »

Mark Laurie doit jouir de facultés parapsychologiques
Les Olympiades bisannuelles, fondées par la National Geographic Society en 1993, a attiré 11 pays cette année.  Elles comprenaient un exercice d'orientation au zoo de Toronto, un test écrit de 60 questions auxquelles les élèves devaient répondre en 45 minutes, et une série de questions orales.

Tout jeune garçon, Laurie adorait se plonger dans les cartes et atlas, dévorant toutes les informations qu'il trouvait sur les endroits qu'il aimerait visiter – en premier lieu, les Antilles, ce qui explique sa connaissance du papiamento — poussé par sa seule curiosité.  Mais tout a changé pour lui avec l'arrivée du Grand Défi canadien en géographie et les Olympiades.  « Ces compétitions vous permettent d'apprécier vos connaissances.  C'est une occasion vraiment merveilleuse.  Maintenant, je vois tout ce que je pourrai faire d'autre avec la géographie. »  Mais pour l'instant, dit-il, il veut simplement être un bon voyageur.

« Et cela », déclare Mansfield, « est bien suffisant.  La géographie est une discipline fondamentale qui constitue un aspect important de la culture, quelle que soit la carrière que l'on envisage pour l'avenir.  Il y a un grand nombre de concours organisés pour les enfants qui apprennent le violon ou jouent au basket-ball.  Nous pensons qu'il est important que les élèves qui se sentent une affinité pour la géographie aient eux aussi la chance de montrer leur talent. »

— Anita Lahey, Canadian Geographic Nov/Déc 1999


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